LES SISYPHE
LES SISYPHE

LES SISYPHE

Julie Nioche - A.I.M.E

Programmation avec La Place de la Danse - CDCN Toulouse – Occitanie et la formation EXTENSIONS.

Propos

Les Sisyphe
La performance Les Sisyphe est un projet de démultiplication d’une partie du solo de Julie Nioche, La Sisyphe créé en 2003. C’est une déclinaison de sauts, sur la chanson The end chantée par les Doors, sorte de mouvement sans fin poussant les interprètes jusqu’à l’épuisement. Cet acte simple mais persistant du saut jusqu’à l’épuisement donne corps à l’irréductibilité de l’être en présence.

Une manifestation poétique collective
« La force de ce projet réside dans la simplicité de sa proposition (relever un défi) et la difficulté de son exécution (sauter pendant 20 minutes sans s’arrêter). L’apparente absurdité de la situation, c’est à dire celle d’accepter en quelque sorte de courir à sa perte, convoque un dépassement de soi, la nécessité d’un lâcher prise. L’intérêt alors se situe dans la façon dont chacun porte ce défi tout au long de la performance et les transformations opérées par l’exécution de cette tâche répétitive. L’on assiste alors à la négociation que chaque sauteur engage avec lui-même. La durée de l’acte est suffisamment long pour que l’on circule d’une personne à une autre et que l’on soit témoin de l’évolution des états, des postures, la métamorphose des visages qui peut aller d’une certaine placidité, à la lutte en passant par la jubilation. » Enora Rivière

Le NeufNeuf et la formation Extensions :
Partenaire fidèle de La Plateforme et du Festival depuis de nombreuses années, le CDCN de Toulouse Occitanie propose dans le cadre de sa formation professionnelle Extensions de multiples contextes et expériences de création. Cette année, c'est l'artiste associée à la Place de la Danse, Julie Nioche qui propose aux danseur·se·s de traverser un dispositif chorégraphique singulier.
Extensions est une formation d'interprète chorégraphique consacrée au développement des outils de recherche et de création au service d'une véritable insertion professionnelle. Elle se déroule au sein d'une structure de programmation, production et résidences d'artistes. L'inscription de cet enseignement dans un lieu comme La Place de la Danse – CDCN Toulouse – Occitanie compose un environnement d'apprentissage aux caractéristiques proches de la réalité professionnelle du danseur.

Distribution

Conception, chorégraphie  : Julie Nioche 

Interprètes : Arianna Aragno, Marie Begasse, Evane Duguet, Faissal El Assia, Elise Griffon, Gaël Jehanin, Guillermo Llorens Castano, Elvira Madrigal Hernandez, Valentin Mériot, Jimmy Monneron, Steven Nacolis, Salomé Pham Van Hué et Raphaël Spitaels

Genre : Danse

Tout public

Durée : 20 minutes

GRATUIT

Website : www.individus-en-mouvements.com

Coproducteurs

Production :  A.I.M.E. - Association d’Individus en Mouvements Engagés

Parcours

JULIE NIOCHE
Julie Nioche est danseuse, chorégraphe et ostéopathe.
En 2007, avec des collaborateurs venus de contextes professionnels différents, Julie Nioche participe à la création de A.I.M.E. ‒ Association d’Individus en Mouvements Engagés. L’association accompagne depuis ses projets artistiques et travaille à la diffusion des savoirs du corps dans la société. Elle travaille la danse comme un lieu de recherche pour rendre visible des sensibilités et des imaginaires. Chaque création est un projet d’expérimentation, qui porte une attention particulière au processus, au chemin menant à la réalisation.
Les pièces sont des questions posées offrant l’espace du débat et de l’échange.
La danse est un lieu de rencontre. Les chorégraphies de Julie Nioche sont loin de tout exercice narratif. Elle travaille avec l’histoire des corps professionnels ou pas ; ainsi la danse s’expose aux corps vivants, effaçant les limites ordinaires de la scène. Ses œuvres partent d’une attention à l’imaginaire qui construit notre identité et notre sensibilité : toutes ces images qui rendent possible ou impossible nos projections, nos mouvements, nos idées et nos actes. Elle donne aussi une place radicale à la scénographie, la musique, la lumière, qui se construisent simultanément avec la danse pour rendre visible cette sensibilité par d’autres points de vue. Tel un écosystème, tous les éléments sont à la fois autonomes et interdépendants ce qui crée une écoute sensitive particulière.
Son objectif est de réaliser des œuvres qu’elle appelle « environnementales », c’est-à-dire qui cherchent à envelopper assez les spectateurs pour éveiller leur empathie à travers leurs propres sensations, leurs propres imaginaires et leurs mémoires.
Elle implique les danseurs avec qui elle collabore dans des danses sensorielles et engageant leur intimité dans le mouvement, ce qui est, à ses yeux, la dimension oubliée de la fabrique politique des corps.

Agenda

2020