GUERRE
GUERRE

GUERRE

Cie Samuel Mathieu

Création 2017

Propos

Le projet le plus ambitieux d’Yves Klein date de 1954 et s’intitule La Guerre (de la ligne et de la couleur).

« La ligne, jalouse de la couleur, habitante authentique de l'espace, tente de se libérer de sa condition de touriste de l'espace : le trait se dissout et envahit la surface picturale.
C'est la découverte de la dominante toute puissante à révéler au grand jour, l'évolution permet cette initiation qui ramènera tout dans l'ordre. Tous désirent, partout, la paix véritable : non pas ce mot plein de fausseté et malhonnête "La Paix des Nations", mais cette paix ineffable dans la nature et dans l'homme d'avant l'intrusion de la ligne dans la couleur. » (Yves Klein, Dimanche, 1960).

Propos

Un combat qui m’apparait d’actualité. Un titre métaphorique, poésie de la ligne et de la couleur, qui met en évidence l’enjeu de ce que chacune des parties représente. Une sorte de correspondance symbolique qui flirte avec notre monde, avec notre histoire, notre condition humaine. La pertinence des mots de Klein, de son regard sur le monde au travers de l’art, pose ici l’idée du vide, de l’origine, du commencement, de l’épure.

Précurseur, Yves Klein conceptualise la mise en scène en un tout. Il résume et concrétise le performer qu’il incarne en mettant en évidence la notion de représentation.

Toujours dans cette idée, il fait apparaître pour la première fois l’image, le film dans le spectacle vivant. En résulte un squelette de mise en scène. Forme artistique autant qu’outils, cette approche est aujourd’hui récurrente dans les spectacles, les installations et les performances en danse contemporaine. Modernité du concept, intemporalité du sujet, universalité du propos.

Guerre ouvre des perspectives de matière, un combat à la fois réel et poétique mêlant lignes et directions, inscrivant la trace, la teinte, dans le charnel du corps dansant mais aussi dans un paradoxe séduisant opposant ligne et couleur. Yves Klein propose, grâce à l’image projetée, au film diffusé, un volume, une architecture de l’espace, une scénographie où réel et virtuel pourront disputer un territoire vivant.

Distribution

Conception et chorégraphie : Samuel Mathieu

Assistant à la chorégraphie : Lionel Bègue

Interprètes danseurs et sanglistes : Fabienne Donnio, Martin Mauriès, Julia Moncla, Jonas Leclere, Ana Maria Diaz Torado, Dimitri Rizzello (Anthony Weiss)

Création Lumière : William Lambert, Arthur Gueydan

Création musicale : Maxime Denuc

Régie générale : Amaury Kerbouc'h

Genre : Danse & cirque

Tout public

Durée : 1 heure

Coproducteurs

Coproduit par La Place de la Danse - CDCN Toulouse-Occitanie et CIRCa Pôle national cirque à Auch.
En partenariat avec La Grainerie, Fabrique des Arts du Cirque et de l'Itinérance.

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